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ABRAHAM * entend des cris. Il lève les yeux vers la tour qui domine la ville d’Our et voit de la fumée en sortir. Les prêtres du dieu-lune sont encore en train d’offrir des sacrifices. Imagine Abraham qui poursuit son chemin, en secouant la tête. Pour rentrer chez lui, il doit passer par des rues pleines de monde. Il fronce les sourcils en pensant à l’idolâtrie si courante dans la ville. Le faux culte s’est tellement répandu depuis le Déluge !


2 Noé est mort deux ans avant la naissance d’Abraham. Après être sorti de l’arche, il a offert un sacrifice à Jéhovah, qui a ensuite fait apparaître un arc-en-ciel (Gen. 8:20 ; 9:12-14). À cette époque-​là, il n’existait qu’un seul culte, le culte pur. Mais dix générations plus tard, peu de personnes le pratiquent encore. Partout dans le monde, on adore d’autres dieux que Jéhovah. D’ailleurs, c’est le cas de Térah, le père d’Abraham, qui peut-être même fabrique des idoles (Jos. 24:2).


Pourquoi Abraham a-​t-​il une foi si forte ?


3. Qu’est-​ce qui rend Abraham différent, et de quel intérêt cela est-​il pour nous ?


3 Mais Abraham est différent. Plus le temps passe, plus il se démarque par sa foi. Sous inspiration divine, l’apôtre Paul l’appellera « le père de tous ceux qui ont foi » (lire Romains 4:11). Découvrons pourquoi Abraham mérite bien ce nom. Nous saurons alors comment fortifier notre foi.


 D’où vient sa foi ?

4, 5. Grâce à qui Abraham a-​t-​il peut-être appris à connaître Jéhovah ?


4 Comment Abraham a-​t-​il appris à connaître Jéhovah ? En ces jours-​là, Dieu a des serviteurs fidèles sur terre. Sem par exemple. Bien qu’il ne soit pas le plus âgé des trois fils de Noé, il est souvent mentionné en premier, probablement parce que sa foi est remarquable *. Après le Déluge, Noé a parlé de Jéhovah comme du « Dieu de Sem » (Gen. 9:26). C’est donc que Sem respecte Jéhovah et le culte pur.


5 Abraham a-​t-​il connu Sem ? C’est possible. Essaie d’imaginer Abraham petit garçon. Il doit être émerveillé d’avoir dans sa famille quelqu’un qui a vu plus de 400 ans d’histoire : le monde violent avec les Nephilim, le Déluge, le repeuplement de la terre, la formation des premières nations, la tour de Babel... À ce propos, Sem, lui, n’a pas pris part à la rébellion de Nimrod. Par conséquent, lorsque Jéhovah a confondu les langues des constructeurs, Sem et sa famille ont continué de parler la première langue des hommes, celle de Noé. En grandissant, Abraham a dû développer beaucoup d’admiration pour Sem. De plus, celui-ci est mort alors qu’Abraham était âgé. Ainsi Abraham a peut-être appris à connaître Jéhovah grâce à Sem.


Abraham se détourne de l’idolâtrie présente à Our

Abraham rejette l’idolâtrie si courante à Our.


6. a) Comment savons-​nous qu’Abraham a tiré leçon du Déluge ? b) Quel genre de vie Abraham et Sara ont-​ils ?


6 Quoi qu’il en soit, Abraham a tiré leçon du Déluge. Il s’efforce de marcher avec Dieu, comme Noé. À la différence des habitants d’Our et peut-être même de sa famille proche, il rejette l’idolâtrie. Mais il n’est pas seul. Il a une alliée précieuse : Sara *, une femme d’une beauté et d’une foi exceptionnelles. Même s’ils n’ont pas d’enfant, ils ont sans doute énormément de joie à servir Jéhovah ensemble. Par ailleurs, ils ont adopté le neveu d’Abraham, Lot, qui était orphelin.


7. Comment imiter Abraham ?


 7 Abraham n’a jamais quitté Jéhovah pour adorer des idoles. Sara et lui n’ont pas imité les habitants d’Our. Pour avoir une foi forte, ayons le même état d’esprit : n’hésitons pas à nous démarquer. Jésus a annoncé que ses disciples ne feraient « pas partie du monde » et qu’en retour le monde les haïrait (lire Jean 15:19). Si, parce que tu choisis de servir Jéhovah, ta famille ou ton entourage te rejette, rappelle-​toi que tu n’es pas seul. C’est avec Dieu que tu marches, comme l’ont fait Abraham et Sara !


« Sors de ton pays »

8, 9. a) Qu’arrive-​t-​il un jour à Abraham ? b) Quel est le message de Jéhovah à Abraham ?


8 Un jour, il arrive quelque chose d’incroyable à Abraham. Il reçoit un message de la part de Jéhovah ! La Bible n’entre pas dans les détails. Elle dit simplement que « le Dieu de gloire est apparu » à cet homme de foi (lire Actes 7:2, 3). Peut-être par le moyen d’un ange, le Souverain de l’univers lui donne un aperçu de sa gloire impressionnante. Quel bonheur pour Abraham de constater à quel point le Dieu vivant est supérieur aux idoles sans vie adorées par son entourage !


9 Quel est le message de Jéhovah ? « Sors de ton pays et de ta parenté, et viens au pays que je te montrerai. » Remarque qu’il n’est pas précisé où Abraham doit aller. Jéhovah dit juste qu’il lui montrera le pays. Mais d’abord, Abraham doit partir loin de chez lui et de son clan familial. Dans le Moyen-Orient ancien, la famille est très importante. L’exil est considéré comme une punition redoutable, parfois pire que la mort.


10. Que vont sacrifier Abraham et Sara en quittant Our ?


10 Quitter Our demande des sacrifices. Des fouilles révéleront que c’est une ville riche et animée (voir l’encadré « La ville qu’Abraham et Sara ont quittée »). On y trouve des maisons luxueuses. Certaines comptent une dizaine de pièces, voire davantage, pour loger une famille et ses serviteurs. Ces pièces sont situées autour d’une cour centrale pavée. Les habitations sont plutôt bien équipées : eau courante, tout-à-l’égout, toilettes. Et puis Abraham et Sara ne sont pas tout jeunes : lui a sans doute plus de 70 ans et elle plus de 60 ans. Comme tout bon mari, il veut sûrement que sa femme ait une vie douce, qu’elle ne manque de rien. Imagine leurs conversations à propos du message de Jéhovah, leurs interrogations, leurs inquiétudes... Mais quelle joie pour Abraham lorsque Sara accepte de relever le défi ! Elle aussi est prête à abandonner sa maison bien confortable.


11, 12. a) Avant de partir, que doivent faire Abraham et Sara ? b) Comment imagines-​tu le jour du départ ?


11 Une fois la décision prise, il y a beaucoup à faire : organiser le départ et préparer les bagages. Que laisser et que prendre pour ce voyage vers l’inconnu ? Plus important, qui emmener ? Térah est âgé maintenant, qui va s’occuper de lui ? Abraham et Sara décident de le prendre avec eux. Térah accepte certainement volontiers, car, d’après le récit, c’est lui qui conduit la famille hors de la ville. Il semble qu’il a alors cessé de pratiquer l’idolâtrie. Lot aussi va faire partie de l’expédition (Gen. 11:31).


12 Enfin, c’est le grand jour ! Vois-​tu au pied des murailles de la ville le convoi qui se forme au petit matin ? Les chameaux * et les ânes sont chargés, les troupeaux sont réunis. Chacun, membre de la famille ou serviteur, est à son poste, plein d’enthousiasme. Tous les regards se tournent vers Abraham ; on n’attend plus que son signal. Ça y est, ils se mettent en route. Ils quittent Our pour toujours.


13. Quel bel état d’esprit beaucoup ont-​ils aujourd’hui ?


13 Aujourd’hui, beaucoup décident de s’installer là où l’on manque de proclamateurs. Certains apprennent une langue étrangère pour étendre leur ministère. D’autres se lancent dans des formes de service qu’ils trouvent intimidantes. Cela demande généralement de faire des sacrifices, de renoncer à un certain confort. Mais quel bel état d’esprit, semblable à celui d’Abraham et Sara ! Si notre foi nous pousse à de telles actions, soyons sûrs que Jéhovah nous donnera beaucoup plus que ce que nous lui donnons. Il récompense toujours ceux qui ont foi (Héb. 6:10 ; 11:6). Va-​t-​il récompenser Abraham ?


La traversée de l’Euphrate

14, 15. a) Comment imagines-​tu le voyage entre Our et Harân ? b) Pourquoi Abraham et sa famille s’installent-​ils temporairement à Harân ?


14 Imagine Abraham ou Sara qui monte sur un âne après avoir marché un bon moment. Les conversations se mêlent au bruit des cloches des animaux. Les voyageurs s’habituent à la vie nomade. Peu à peu, même le moins doué devient expert pour ce qui est de dresser ou de lever le camp. Il faut aussi aider Térah à trouver une position confortable sur un chameau ou un âne. Le convoi se dirige vers le nord-ouest en suivant la courbe de l’Euphrate. Jour après jour, semaine après semaine, le paysage défile lentement.


15 Mille kilomètres plus tard, des huttes en forme de ruches sont en vue. C’est Harân, une ville prospère située au carrefour de routes commerciales reliant l’est et l’ouest. Abraham et sa famille s’y installent pour quelque temps, peut-être parce que Térah est trop faible pour aller plus loin.


16, 17. a) Qu’est-​ce qui encourage Abraham ? b) Comment Jéhovah a-​t-​il béni Abraham durant son séjour à Harân ?


16 Puis Térah meurt, à 205 ans (Gen. 11:32). Abraham pleure son père, mais il trouve du réconfort lorsque Jéhovah lui parle à nouveau. Son Dieu lui répète les instructions qu’il lui a données à Our. Il ajoute même une promesse : Abraham deviendra « une grande nation » et toutes les familles de la terre se béniront grâce à lui (lire Genèse 12:2, 3). L’alliance que Jéhovah conclut avec lui encourage Abraham à se remettre en route.


17 Maintenant, il y a encore plus d’affaires à transporter. En effet, Jéhovah a béni Abraham et sa famille durant leur séjour à Harân. On lit dans le récit qu’ils prennent « tous les biens qu’ils avaient amassés et les âmes qu’ils avaient acquises à Harân » (Gen. 12:5). Abraham doit devenir une nation, il lui faut donc des ressources et des serviteurs, autrement dit une grande maisonnée. Jéhovah ne rend pas forcément ses adorateurs riches, par contre, il leur donne tout ce dont ils ont besoin pour accomplir sa volonté. Ainsi encouragé et bien équipé, Abraham repart vers l’inconnu.


Abraham et Sara quittent Our avec peu de biens

Abraham et Sara relèvent le défi : ils abandonnent le confort d’Our.


18. a) Quelle date est très importante dans l’histoire des relations de Jéhovah avec son peuple ? b) Quels autres évènements auront lieu un 14 Nisan ? (voir l’encadré « Le 14 Nisan dans la Bible »).


18 À plusieurs jours de route de Harân se trouve Karkémish. Abraham traverse probablement l’Euphrate à cet endroit, comme beaucoup de voyageurs. C’est en 1943 av. n. è., manifestement le 14e jour du mois qui sera appelé plus tard Nisan (Ex. 12:40-43). Il s’agit d’un moment très important dans l’histoire des relations de Jéhovah avec son peuple, puisque l’alliance conclue avec Abraham prend effet en ce jour. Au sud s’étend le pays que Jéhovah a promis de montrer à Abraham.


19. De quoi Jéhovah parle-​t-​il à Abraham, et à quoi Abraham repense-​t-​il peut-être ?


19 Abraham se dirige vers le sud. Il s’arrête aux grands arbres de Moré, près de Shekèm. Là, Jéhovah lui parle à nouveau, cette fois de sa « semence », ou descendance. Il lui promet qu’elle prendra possession du pays. Il est possible qu’Abraham repense alors à ce que Jéhovah a annoncé en Éden, à propos d’une « semence » qui sauverait un jour l’humanité (Gen. 3:15 ; 12:7). Il commence peut-être à comprendre qu’il va jouer un rôle dans l’accomplissement de la volonté de Jéhovah pour les humains.


20. Comment Abraham manifeste-​t-​il sa reconnaissance à Jéhovah ?


20 Abraham est très reconnaissant d’être ainsi honoré. Il parcourt le pays sûrement avec prudence, parce que celui-ci est encore habité par les Cananéens. Pourtant, il y construit des autels pour son Dieu, d’abord près des grands arbres de Moré, puis près de Béthel. Il invoque le nom de Jéhovah, certainement en le remerciant de l’avenir qui attend ses descendants et peut-être aussi en prêchant à ses voisins cananéens (lire Genèse 12:7, 8). Bien entendu, au cours de sa vie, sa foi sera durement mise à l’épreuve. Cependant, au lieu de penser à sa maison et à tout ce qu’il a laissé à Our, Abraham se concentrera sur les promesses de Jéhovah. Selon Hébreux 11:10, « il attendait la ville ayant des fondements véritables, ville dont Dieu est le bâtisseur et l’auteur ».


21. a) Que savons-​nous de plus qu’Abraham ? b) Qu’es-​tu décidé à faire ?


21 Aujourd’hui, nous en savons bien plus qu’Abraham sur cette « ville ». Nous savons qu’il s’agit du Royaume de Dieu, qui a pris ses fonctions au ciel et qui mettra bientôt fin au monde actuel. Nous savons aussi que la « semence » promise à Abraham est Jésus Christ, le Roi de ce Royaume. Quel plaisir nous aurons de faire la connaissance d’Abraham lorsqu’il sera ressuscité ! Et quelle joie pour lui de constater comment Jéhovah aura accompli dans les détails sa volonté pour les humains ! Aimerais-​tu voir Jéhovah réaliser toutes ses promesses ? Alors, continue d’imiter Abraham. Sois prêt à sacrifier ton confort, sois obéissant et sois reconnaissant pour ce que Jéhovah fait pour toi. Si tu imites « le père de tous ceux qui ont foi », il deviendra un peu ton père à toi aussi !


 La ville qu’Abraham et Sara ont quittée

Depuis longtemps, l’organisation de Jéhovah nous aide à nous mettre à la place des personnages bibliques et à imaginer où ils vivaient. Voici, par exemple, la description que le Réveillez-vous ! du 22 mai 1988 donne d’Our (Ur) :


« À mi-chemin entre le golfe Persique et Bagdad s’élève un triste amas de briques, sentinelle solitaire perdue au milieu d’un vaste désert stérile. Battues par les tempêtes de sable et desséchées par un soleil de plomb, ces ruines sinistres se dressent dans un silence de mort, rompu seulement de temps à autre par le hurlement d’un animal nocturne. Voilà tout ce qui reste de la puissante ville d’Ur.


« Mais remontons quatre mille ans en arrière. Ur est bâtie sur ce qui est alors la rive [gauche] de l’Euphrate ; c’est une cité prospère. Des boutiques et des maisons d’un blanc éclatant bordent ses rues sinueuses. Des clients marchandent avec les commerçants dans les bazars. Des ouvriers filent nuit et jour des écheveaux de laine blanche. Les passerelles grinçantes des bateaux plient sous le poids des trésors que déchargent des esclaves.


« Quelle agitation à l’ombre de la ziggourat, cette tour qui domine la ville ! Les adorateurs du dieu lune Nanna (ou Sin), auquel on attribue la prospérité d’Ur, viennent lui rendre hommage dans ce temple.


« Toutefois, un homme est là, qui trouve repoussante l’odeur des sacrifices offerts par des impies au sommet de cette grande pyramide. Son nom : Abram. »


 Le 14 Nisan dans la Bible

Abraham a selon toute apparence traversé l’Euphrate le 14 Nisan 1943 av. n. è., une date importante dans la chronologie biblique. D’autres grands évènements ont eu lieu un 14 Nisan. Exactement 430 ans plus tard, en 1513 av. n. è., c’est le 14 Nisan que Jéhovah a libéré les Israélites de l’esclavage en Égypte pour qu’ils prennent possession du pays promis à Abraham (Ex. 12:40, 41 ; Gal. 3:17). En 33 de n. è., c’est aussi le 14 Nisan que Jésus a conclu avec ses apôtres une alliance pour qu’ils deviennent membres du gouvernement céleste qui mettra fin à tous les problèmes de l’humanité (Luc 22:29). Et aujourd’hui encore, c’est le 14 Nisan suivant le calendrier juif que les Témoins de Jéhovah célèbrent chaque année le Repas du Seigneur (Luc 22:19).


QU’EN PENSES-​TU ?

Pourquoi fallait-​il de la foi à Abraham pour rejeter l’idolâtrie ?


Pourquoi n’était-​ce pas facile pour Abraham de quitter Our ?


Comment Jéhovah a-​t-​il récompensé la foi d’Abraham ?


Comment comptes-​tu imiter la foi d’Abraham ?



 


NOÉ se redresse et étire ses muscles douloureux. Imagine-​le assis sur une large poutre en bois, en train de faire une petite pause. Il en profite pour admirer l’immense structure de l’arche. Une odeur irritante de goudron chaud flotte dans l’air ; des bruits d’outils résonnent. Noé observe ses fils, qui travaillent dur sur l’énorme charpente. Cela fait des dizaines d’années que sa femme, ses fils et ses belles-filles s’activent avec lui sur cette construction. Ils ont déjà bien avancé les travaux, mais il leur reste encore beaucoup à faire !


2 Autour d’eux, on pense qu’ils sont fous. Plus l’arche prend forme, plus les gens rient à l’idée que de l’eau pourrait recouvrir la terre. Ils trouvent ça ridicule. L’inondation annoncée par Noé leur semble tellement impossible ! Comment un homme peut-​il gâcher sa vie de cette manière ? Et celle de sa famille en plus ! Mais Jéhovah, le Dieu de Noé, a un autre point de vue.


3. Pourquoi la Bible dit-​elle que « Noé marchait avec le vrai Dieu » ?


3 Le récit précise que « Noé marchait avec le vrai Dieu » (lire Genèse 6:9). Qu’est-​ce que cela veut dire ? Bien sûr, ils ne marchaient pas ensemble au sens littéral, ni au ciel ni sur la terre. En fait, Noé obéissait si fidèlement à Jéhovah et l’aimait si profondément qu’ils étaient comme deux amis qui marchent côte à côte. Des milliers d’années plus tard, la Bible dira de Noé : « Grâce à [sa] foi il a condamné le monde » (Héb. 11:7). En quel sens ? Et que pouvons-​nous apprendre de sa foi ?


Un homme droit dans un monde violent

4, 5. Aux jours de Noé, dans quel état se trouve le monde, et pourquoi ?


4 Le monde dans lequel Noé a grandi s’est rapidement dégradé. Aux jours de son arrière-grand-père Hénok, qui lui aussi marchait avec Dieu, ce monde allait déjà très mal. Hénok avait d’ailleurs prédit qu’un jour de jugement s’abattrait sur ceux qui méprisent Jéhovah. Mais à l’époque de Noé, la situation est encore pire. Aux yeux de Jéhovah, la terre est dans un état lamentable, car elle est remplie de violence (Gen. 5:22 ; 6:11 ; Jude 14, 15). Comment les choses en sont-​elles arrivées là ?


5 Un drame terrible a eu lieu parmi les anges. L’un d’eux s’était déjà rebellé contre Jéhovah, l’avait calomnié et avait amené Adam et Ève à pécher. Il était ainsi devenu Satan le Diable. Or, aux jours de Noé, d’autres anges se sont révoltés contre la domination juste de Jéhovah. Abandonnant la position que Dieu leur avait donnée au ciel, ils sont venus sur terre avec une forme humaine et ont épousé de belles femmes. Ces anges rebelles, orgueilleux et égoïstes ont eu une très mauvaise influence sur les humains (Gen. 6:1, 2 ; Jude 6, 7).


6. Quelle influence les Nephilim ont-​ils eue, et qu’a décidé Jéhovah ?


6 De plus, ces unions contre nature entre des anges et des femmes ont produit des fils d’une taille et d’une force extraordinaires, que la Bible appelle Nephilim. Ce nom signifie « Tombeurs » ou « Ceux qui font tomber les autres ». Ces brutes ont aggravé l’état d’esprit violent de l’époque. Au final, le Créateur a constaté que « la méchanceté de l’homme était abondante sur la terre et que toute inclination des pensées de son cœur n’était toujours que mauvaise ». Il a alors décidé que dans 120 ans il mettrait fin à cette société corrompue (lire Genèse 6:3-5).


7. De quoi Noé et sa femme devaient-​ils protéger leurs fils ?


7 T’imagines-​tu élever une famille dans un tel monde ? Eh bien, c’est ce que Noé a fait. Il a trouvé une bonne épouse et, alors qu’il avait plus de 500 ans *, ils ont eu trois fils : Sem, Cham et Japhet. Noé et sa femme devaient protéger leurs enfants des influences dangereuses qui les entouraient. Les garçons ont tendance à admirer les « hommes forts » et les « hommes de renom ». Tout le portrait des Nephilim ! Noé et sa femme pouvaient difficilement empêcher que leurs fils entendent parler de certains exploits de ces géants. Ils pouvaient par contre leur enseigner les belles vérités concernant Jéhovah, qui déteste la méchanceté. Ils devaient les aider à comprendre que la violence et la rébellion attristent Jéhovah (Gen. 6:6).


Noé demande à ses enfants de ne pas regarder la violence des Nephilim

Noé et sa femme devaient protéger leurs enfants d’influences dangereuses.


8. Comment les parents peuvent-​ils imiter Noé et sa femme ?


8 Les parents se mettront facilement à la place de Noé et de sa femme. Notre monde aussi baigne dans la violence et la rébellion. Dans de nombreuses villes, des bandes de jeunes font régner leur loi. Même des divertissements pour les petits sont remplis de violence. De bons parents font tout ce qu’ils peuvent pour combattre de telles influences. Comment ? En aidant leurs enfants à connaître Jéhovah, le Dieu de paix qui éliminera la violence (Ps. 11:5 ; 37:10, 11). Il est possible d’aider ses enfants à résister au mal ! Noé et sa femme ont réussi. Leurs garçons sont devenus des hommes bons. Ils se sont mariés à des femmes qui désiraient elles aussi mettre Jéhovah à la première place dans leur vie.


« Fais-​toi une arche »

9, 10. a) Quel ordre de Jéhovah va changer la vie de Noé ? b) Quelles instructions Jéhovah donne-​t-​il à Noé ?


9 La vie de Noé va changer du tout au tout. Un jour, Jéhovah annonce à son serviteur bien-aimé qu’il a l’intention de mettre fin à ce monde corrompu. Il lui donne cet ordre : « Fais-​toi une arche en bois d’arbres résineux » (Gen. 6:14).


10 Contrairement à ce que certains pensent, cette arche n’est pas un bateau. Elle n’a ni proue ni poupe, ni quille ni gouvernail ; elle n’a pas non plus de coque arrondie. C’est juste un énorme coffre. Jéhovah donne à Noé les dimensions précises de l’arche et des indications sur sa structure. Il lui ordonne aussi de l’enduire de goudron à l’intérieur comme à l’extérieur. Pourquoi ? « Voici que j’amène le déluge des eaux sur la terre [...], explique Jéhovah. Tout ce qui est sur la terre expirera. » Il conclut ensuite une alliance avec Noé : « Tu devras entrer dans l’arche, toi, tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi. » Noé doit aussi faire monter à bord toutes sortes d’animaux. En effet, seuls ceux qui seront à l’intérieur de l’arche survivront ! (Gen. 6:17-20).


Noé et sa famille travaillent ensemble pour construire l’arche

Noé et sa famille unissent leurs efforts pour obéir à Jéhovah.


11, 12. Devant quel défi Noé se trouve-​t-​il, et avec quel état d’esprit le relève-​t-​il ?


11 Une tâche immense attend Noé : construire une arche de 133 mètres de long, 22 mètres de large et 13 mètres de haut. Des dimensions record dans la construction de navires en bois, encore aujourd’hui ! Noé recule-​t-​il devant cette mission ? Se plaint-​il de la difficulté qu’elle représente ? Essaie-​t-​il de modifier certaines choses pour se faciliter la tâche ? La Bible répond : « Noé se mit à faire selon tout ce que Dieu lui avait ordonné. Ainsi fit-​il, exactement » (Gen. 6:22).


12 Les travaux durent des dizaines d’années, peut-être 40 ou 50 ans. Il faut abattre des arbres, transporter des troncs, les couper et les tailler en poutres avant de les assembler. L’arche doit avoir trois niveaux, plusieurs compartiments, une porte sur le côté, et apparemment des fenêtres tout autour, près du toit. Celui-ci est sans doute légèrement pointu au milieu, ce qui permet à l’eau de s’écouler (Gen. 6:14-16).


13. Quel doit-être l’aspect le plus difficile de la mission de Noé, et pourquoi ?


13 Les années passent, et l’arche prend forme. Comme Noé doit apprécier le soutien de sa famille ! Mais un aspect de sa mission est peut-être encore plus difficile que la construction elle-​même. La Bible déclare que Noé est un « prédicateur de justice » (lire 2 Pierre 2:5). Il avertit courageusement les gens qu’une destruction va bientôt venir sur eux. Comment réagissent-​ils ? Jésus dira plus tard à leur sujet : « Ils n’ont pas été attentifs. » Il précisera aussi qu’ils étaient tellement pris par leurs occupations quotidiennes — manger, boire et se marier — qu’ils n’ont pas tenu compte de la prédication de Noé (Mat. 24:37-39). Beaucoup se moquent sans doute de lui et de sa famille. Peut-être même que certains le menacent et s’opposent violemment à lui, voire essaient de faire des dégâts sur le chantier.


Les gens qui sont à l’extérieur de l’arche se moquent de Noé et sa famille

Même s’il est évident que Jéhovah le bénit, les gens se moquent de Noé et ne l’écoutent pas.


14. Quel exemple la famille de Noé nous laisse-​t-​elle ?


14 Noé et sa famille tiennent bon. Le monde dans lequel ils vivent considère qu’ils font fausse route et perdent leur temps. Malgré tout, ils accomplissent fidèlement leur mission. Ce sont d’excellents exemples de foi pour nous. En effet, nous vivons ce que la Bible appelle « les derniers jours » (2 Tim. 3:1). Jésus a d’ailleurs comparé notre époque à celle de la construction de l’arche. Quand nous prêchons le Royaume de Dieu, beaucoup sont indifférents, se moquent de nous ou nous persécutent. Souvenons-​nous que Noé aussi est passé par là...


 « Entre dans l’arche »

15. Alors qu’il a presque 600 ans, à quoi Noé doit-​il faire face ?


15 Au bout de dizaines d’années de travail, la construction de l’arche se termine. Alors que Noé a presque 600 ans, il perd plusieurs êtres chers. D’abord son père, Lamek *. Cinq ans après, son grand-père Methoushélah meurt à 969 ans, la plus longue vie rapportée dans la Bible (Gen. 5:27). Notons que Lamek et Methoushélah ont connu le premier homme, Adam.


16, 17. a) Quel nouvel ordre Noé reçoit-​il ? b) Comment imagines-​tu l’arrivée des animaux ?


16 Noé reçoit maintenant un nouvel ordre de la part de Jéhovah : « Entre dans l’arche, toi et toute ta maisonnée. » Il doit aussi faire monter à bord des animaux de toutes sortes : sept représentants de chaque espèce pure, convenant aux sacrifices, et deux de chaque espèce impure (Gen. 7:1-3).


17 Quel spectacle inoubliable ! Ils arrivent par milliers ! Certains marchent ou sautent, d’autres volent, rampent ou se dandinent. Quelle diversité incroyable de tailles, de formes et de comportements ! Inutile d’imaginer un pauvre Noé en train de batailler pour attraper tous ces animaux ou de chercher à les « convaincre » de monter à bord. Le récit ne dit pas que Noé a fait entrer les animaux dans l’arche, mais que les animaux sont entrés vers Noé dans l’arche (Gen. 7:9).


18, 19. a) Que répondre à ceux qui doutent du récit concernant Noé ? b) Pourquoi la manière dont Jéhovah a sauvé les animaux était-​elle sage ?


18 Certains pourraient se demander : « Mais comment cela a-​t-​il pu se faire ? Et comment tous ces animaux ont-​ils pu vivre ensemble en paix dans un espace aussi limité ? » Réfléchissons : Si Jéhovah est le Créateur de l’univers, il doit logiquement avoir le pouvoir de maîtriser les animaux qu’il a créés, de les apprivoiser, de les rendre dociles. Par ailleurs, bien plus tard, il ouvrira un passage dans la mer Rouge. Une fois, il immobilisera même le soleil. Alors pourquoi douter de sa capacité à accomplir ce qui est rapporté dans la Bible concernant Noé ?


19 Bien sûr, Dieu aurait pu sauver les animaux d’une autre manière. Mais dans sa sagesse, il a choisi une solution qui nous rappelle la mission qu’il avait confiée aux humains à l’origine : prendre soin des animaux (Gen. 1:28). Aujourd’hui, beaucoup de parents se servent de l’histoire de Noé afin d’enseigner à leurs enfants que tant les animaux que les humains sont précieux pour Jéhovah.


20. Que font peut-être Noé et sa famille la semaine avant le Déluge ?


20 Revenons au récit. Jéhovah prévient Noé qu’il déclenchera le Déluge dans sept jours. Commence alors une semaine très intense pour toute la famille. Imagine : il faut installer tous les animaux à bord, ranger leur nourriture et celle de la famille et charger les affaires de chacun. La femme de Noé et ses trois belles-filles sont peut-être tout particulièrement occupées à aménager un espace habitable dans l’arche.


21, 22. a) Pourquoi l’indifférence des gens de l’époque de Noé n’est-​elle pas surprenante ? b) Quand les moqueries s’arrêtent-​elles pour Noé et sa famille ?


21 Comment réagissent les gens autour d’eux ? Ils continuent de ne « pas [être] attentifs », alors qu’il est évident que Jéhovah bénit les efforts de Noé. Les gens ont forcément remarqué ces animaux qui arrivent de partout pour entrer dans l’arche. Mais leur indifférence ne devrait pas nous surprendre. De nos jours aussi, beaucoup ne prêtent aucune attention aux preuves évidentes indiquant que nous vivons les derniers jours du monde actuel. Et comme l’a prophétisé l’apôtre Pierre, des moqueurs ridiculisent ceux qui tiennent compte des avertissements de Dieu (lire 2 Pierre 3:3-6). Noé et sa famille ont sûrement vécu la même chose.


22 Quand les moqueries s’arrêtent-​elles ? Selon le récit, Noé entre dans l’arche avec sa famille et les animaux, puis « Jéhovah ferm[e] la porte derrière lui ». S’il y a des moqueurs à proximité, cette intervention divine les fait taire. Sinon, c’est la pluie qui va s’en charger. Et pour pleuvoir, il pleut ! Et ça continue de tomber, encore et encore... jusqu’à ce que la terre soit recouverte par l’eau, comme Jéhovah l’a annoncé (Gen. 7:16-21).


23. a) Comment savons-​nous que Jéhovah n’a pas pris plaisir à faire mourir des gens lors du Déluge ? b) Pourquoi imiter la foi de Noé ?


23 Jéhovah s’est-​il réjoui de la mort de toutes ces personnes ? Absolument pas (Ézék. 33:11). Il leur avait d’ailleurs largement donné l’occasion de changer, de faire ce qui est droit. La vie de Noé prouve qu’il était possible d’être sauvé, à condition de marcher avec Jéhovah, c’est-à-dire de lui obéir en tout. Voilà comment sa foi « a condamné le monde » ; elle a dévoilé la méchanceté des gens de son époque. Elle l’a gardé en vie, lui et sa famille. Si tu imites la foi de Noé, tu pourras être sauvé, toi et ceux que tu aimes. Alors, continue de marcher avec Jéhovah, tu pourras être son ami pour toujours !


ABEL surveille ses moutons qui broutent tranquillement sur une colline. Il regarde au loin et aperçoit une lueur. Il sait que là-bas une lame flamboyante tournoie encore et toujours, bloquant l’accès du jardin d’Éden. Ses parents, Adam et Ève, y ont vécu à une époque. Mais à présent, ni eux ni leurs enfants ne peuvent y entrer. Vois-​tu Abel qui lève les yeux vers le ciel tandis que le vent du soir souffle dans ses cheveux ? Il pense à son Créateur. Le fossé qui s’est creusé entre l’homme et Dieu sera-​t-​il un jour comblé ? C’est ce qu’Abel souhaite de tout cœur.

2-4. Pourquoi peut-​on dire qu’Abel nous parle ?

2 Aujourd’hui, Abel te parle. Est-​ce que tu l’entends ? C’est impossible, diras-​tu. Ce fils d’Adam est mort depuis longtemps. Il ne reste plus rien de son corps, devenu poussière il y a près de 6 000 ans. D’autre part, la Bible dit que les morts « ne savent rien » (Eccl. 9:5, 10). Et puis aucune parole d’Abel n’est rapportée dans la Bible. Comment peut-​il donc nous parler ?

3 Pourtant, sous inspiration divine, l’apôtre Paul a écrit : « Grâce à elle, bien qu’il soit mort, [Abel] parle encore » (lire Hébreux 11:4). Grâce à quoi Abel parle-​t-​il ? Grâce à sa foi. Abel est le premier humain à avoir manifesté cette qualité remarquable. Sa foi était si forte que son exemple est vivant. C’est un excellent modèle à suivre. En tirant leçon de sa foi et en nous efforçant de l’imiter, nous entendons Abel nous parler.

4 Mais la Bible en dit très peu sur Abel. Alors que pouvons-​nous apprendre de lui et de sa foi ?

« La fondation du monde »

5. Pourquoi Jésus a-​t-​il appelé l’époque d’Abel « la fondation du monde » ? (voir aussi la note).

5 Abel est né au commencement de l’histoire humaine. Jésus a appelé l’époque d’Abel « la fondation du monde » (lire Luc  11:50, 51). Il parlait manifestement du monde des humains pouvant être rachetés du péché. Abel était le quatrième humain, mais il semble qu’il a été le premier à être considéré par Dieu comme rachetable *. Il est clair qu’Abel n’a pas grandi dans le meilleur des contextes.

6. Comment les parents d’Abel sont-​ils, et qu’ont-​ils fait ?

6 Alors que le monde est à ses débuts, une atmosphère de tristesse pèse sur la famille humaine. Adam et Ève doivent être beaux et pleins d’énergie. Mais ils ont commis une terrible erreur, et ils le savent. Avant, ils étaient parfaits, la vie éternelle s’offrait à eux. Toutefois, ils se sont rebellés contre Jéhovah et ont été chassés du Paradis. En plaçant leurs désirs au-dessus de toute autre chose, et même au-dessus des intérêts de leur descendance, ils ont perdu la perfection et la vie éternelle (Gen. 2:15–3:24).

7, 8. À la naissance de Caïn, que dit Ève et pourquoi ?

7 Hors du jardin, la vie d’Adam et Ève est difficile. Ils appellent leur premier enfant Caïn, littéralement « Chose produite ». Ève déclare : « J’ai produit un homme avec l’aide de Jéhovah. » Peut-être pense-​t-​elle à ce moment-​là à la promesse que Jéhovah a faite en Éden : une certaine femme produira une « semence », un enfant, qui détruira un jour l’être malfaisant qui les a égarés, elle et son mari (Gen. 3:15 ; 4:1). Ève s’imagine-​t-​elle être la  femme de cette prophétie ? Croit-​elle que Caïn est la « semence » promise ? Si c’est le cas, elle se trompe lourdement.

8 Soit dit en passant, s’ils élèvent Caïn dans cet état d’esprit, Adam et Ève ne l’aident certainement pas à lutter contre son orgueil d’humain imparfait. Par la suite, ils ont un deuxième fils, mais cette fois-​ci, la Bible ne rapporte aucune déclaration prétentieuse le concernant. Ils l’appellent Abel, qui signifie sans doute « Vapeur » ou « Vanité » (Gen. 4:2). Est-​ce parce qu’ils ont des attentes moins ambitieuses ? Placent-​ils moins d’espoir en Abel ? C’est possible.

9. Quelle leçon les parents peuvent-​ils tirer de ce récit ?

9 Ce récit est riche d’enseignements. Parents, vos paroles et vos actions encouragent-​elles l’orgueil, l’ambition et les tendances égoïstes de vos enfants ? Ou leur apprenez-​vous à aimer Jéhovah et à rechercher son amitié ? Nos premiers parents n’ont malheureusement pas assumé correctement leurs responsabilités. Cependant, tout espoir n’était pas perdu pour leurs enfants.

D’où vient sa foi ?

10, 11. a) Quels métiers Caïn et Abel apprennent-​ils ? b) Quelle qualité Abel développe-​t-​il ?

10 À mesure que les deux garçons grandissent, Adam leur apprend sans doute à travailler afin de pourvoir aux besoins de la famille. Caïn devient cultivateur ; Abel, berger.

11 Mais Abel ne s’arrête pas là. Au fil des années, il développe la foi, cette magnifique qualité dont Paul parlera dans sa lettre aux Hébreux. Imagine ! Il n’a aucun homme de foi ni aucune femme de foi pour lui servir d’exemple ! Comment en vient-​il à avoir foi en Jéhovah ? Examinons trois éléments fondamentaux sur lesquels sa foi repose sûrement.

12, 13. Lorsqu’Abel médite sur la création, quel effet cela doit-​il avoir sur sa foi ?

12 La création. Il est vrai que Jéhovah a maudit le sol : épines et chardons rendent pénible l’agriculture. Pourtant, la terre produit largement de quoi nourrir la famille d’Abel. De plus, aucune malédiction ne pèse ni sur les animaux ; ni sur les montagnes, les lacs, les rivières ou les mers ; ni sur les cieux, les nuages, le soleil, la lune ou les étoiles. Partout où il pose les yeux, Abel constate la profondeur de l’amour, de la sagesse et de la bonté de Jéhovah, le Créateur de toutes choses (lire Romains 1:20). En méditant avec reconnaissance sur la création, il renforce certainement sa foi.

Abel avec son troupeau de moutons, observe la création

Abel trouve dans la création une solide raison d’avoir foi en un Créateur plein d’amour.

 13 Probablement qu’Abel prend le temps de réfléchir à ses relations avec Jéhovah. L’imagines-​tu en train de s’occuper de son troupeau ? Il doit parcourir de longues distances à pied. Il conduit ses moutons sur les collines, dans les vallées, à travers les rivières. Il est constamment à la recherche du pâturage le plus vert, du meilleur point d’eau, du lieu de repos le plus abrité. De tous les animaux, la brebis semble être le plus vulnérable, comme si elle avait été créée avec le besoin d’être guidée et protégée par l’homme. Abel ressent-​il le besoin d’être guidé, protégé et entouré de soins par Dieu, qui est bien plus sage et plus puissant que lui ? À n’en pas douter, il exprime souvent de telles pensées dans la prière, et sa foi augmente.

14, 15. Sur quelles paroles de Jéhovah Abel peut-​il méditer ?

14 Les prédictions de Jéhovah. Adam et Ève ont-​ils expliqué à leurs fils pourquoi ils ont été expulsés du jardin d’Éden ? Il y a de grandes chances. Abel a donc de quoi méditer.

15 Jéhovah a dit que le sol serait maudit. Abel voit effectivement pousser épines et chardons. Jéhovah a également annoncé qu’Ève souffrirait pendant les grossesses et les accouchements. Avec la naissance de ses frères et sœurs, Abel s’aperçoit certainement que, là encore, la prophétie s’accomplit. De plus, Jéhovah a vu à l’avance qu’Ève ressentirait un besoin exagéré d’amour et d’attention de la part de son mari, et qu’Adam, quant à lui, la dominerait. Abel est témoin de cette triste réalité. Dans chaque cas, il se rend compte que les paroles de Jéhovah se réalisent sans faute. En conséquence, il a de solides raisons d’avoir foi dans la promesse selon laquelle une « semence », ou descendance, réparera un jour les dégâts causés depuis l’Éden (Gen. 3:15-19).

16, 17. Que découvre Abel grâce à l’exemple des chérubins ?

16 Les serviteurs de Jéhovah. Parmi les humains, Abel ne trouve aucun modèle à suivre. Mais à cette époque, les humains ne sont pas les seules créatures intelligentes sur terre. Quand  Adam et Ève ont été expulsés du Paradis, Jéhovah a pris des dispositions pour que ni eux ni leurs descendants ne puissent y accéder. À l’entrée du jardin, il a placé des chérubins (des anges d’un rang élevé) et « la lame flamboyante d’une épée qui tourno[ie] sans arrêt » (lire Genèse 3:24).

17 Petit garçon, Abel observe ces chérubins qui ont pris une forme humaine. Leur apparence doit donner une idée de leur puissance immense. Et cette « épée » enflammée qui n’arrête pas de tourner... Elle ajoute à la crainte et au respect qu’il ressent. Tandis qu’il grandit, voit-​il ces anges s’ennuyer, ou quitter leur poste ? Pas une fois ! Jour et nuit, année après année, dizaine d’années après dizaine d’années, ces créatures puissantes et intelligentes montent la garde. C’est ainsi qu’Abel découvre que Jéhovah a des serviteurs justes et loyaux. Il remarque chez eux une fidélité et une obéissance à Jéhovah qu’il ne trouve pas dans sa famille. L’exemple des anges affermit sûrement sa foi.

Le jeune Abel regarde les chérubins près de l’entrée du jardin d’Éden

Toute sa vie, Abel constate que les chérubins sont des serviteurs de Jéhovah fidèles et obéissants.

18. Sur quoi pouvons-​nous bâtir notre foi aujourd’hui ?

18 Par sa création, ses prédictions et l’exemple de ses serviteurs, Jéhovah révèle qui il est. En méditant sur tout cela, Abel renforce sa foi. Vraiment, son exemple nous parle ! Jeunes, n’êtes-​vous pas rassurés de savoir que vous pouvez développer une foi authentique en Jéhovah quel que soit le comportement de votre famille ? Les merveilles de la création, la Bible et les nombreux modèles de foi qui nous entourent nous donnent un solide fondement sur lequel bâtir notre foi.

 Un sacrifice meilleur

19. Quelle vérité Abel comprend-​il avec le temps ?

19 Sa foi en Jéhovah grandissant, Abel cherche un moyen de l’exprimer par des actes. Mais qu’est-​ce qu’un simple humain peut donner au Créateur de l’univers ? Il est clair que Dieu n’a pas besoin des cadeaux ni de l’aide des hommes. Au fil du temps, Abel comprend cependant cette vérité fondamentale : Si, avec de bonnes motivations, il offre tout simplement ce qu’il a de meilleur à son Père céleste plein d’amour, il est sûr de lui faire plaisir.

Abel offre ses meilleurs moutons à Jéhovah, Caïn offre des produits de sa récolte

Contrairement à Caïn, Abel est motivé par la foi.

20, 21. a) Quelles offrandes Caïn et Abel offrent-​ils à Jéhovah ? b) Comment Jéhovah réagit-​il ?

20 Abel décide de sacrifier quelques bêtes de son troupeau. Il choisit les plus belles, les premières-nées. Il offre ce qu’il pense être les meilleurs morceaux. Dans le même temps, Caïn, qui recherche aussi la bénédiction et l’approbation de Dieu, se prépare à offrir des produits de sa récolte. Mais ses motivations ne sont pas les mêmes que celles d’Abel. Cette différence se voit au moment où les deux frères présentent leurs offrandes.

21 Ils utilisent probablement chacun un autel et du feu pour accomplir leur sacrifice. Peut-être le font-​ils sous les yeux des chérubins, les seuls représentants de Dieu sur la terre à cette époque. Et Jéhovah réagit ! On lit en effet qu’il « regardait avec faveur Abel et son offrande » (Gen. 4:4). Le récit ne précise pas comment Jéhovah manifeste sa faveur.

22, 23. Pourquoi Jéhovah approuve-​t-​il l’offrande d’Abel ?

22 Mais pour quelle raison Jéhovah approuve-​t-​il Abel ? Est-​ce l’offrande en elle-​même qui lui plaît ? C’est vrai qu’Abel présente à Dieu des êtres vivants et en verse le sang précieux, indispensable à la vie. A-​t-​il conscience de la valeur qu’un tel sacrifice prendra ? Des siècles plus tard, Dieu se servira du sacrifice d’un agneau sans défaut pour représenter le sacrifice de son Fils parfait, « l’Agneau de Dieu » dont le sang innocent sera versé (Jean 1:29 ; Ex. 12:5-7). Toutefois, la plupart de ces notions dépassent certainement la connaissance et la compréhension d’Abel.

23 Une chose est sûre : Abel offre le meilleur de ce qu’il a. Jéhovah regarde avec faveur non seulement l’offrande mais aussi l’homme. Les motivations d’Abel sont l’amour pour Jéhovah et une foi authentique.

24. a) Est-​ce l’offrande de Caïn en elle-​même qui pose problème ? b) Comme Caïn, que croient beaucoup aujourd’hui ?

24 Il en va tout autrement de Caïn. Jéhovah « ne regarda pas avec faveur Caïn et son offrande » (Gen. 4:5). Ce n’est pas  l’offrande en elle-​même qui pose problème. Par la suite, sous la Loi mosaïque, il sera permis d’offrir à Dieu le produit de la terre (Lév. 6:14, 15). En fait, la Bible dit de Caïn : « Ses œuvres étaient mauvaises » (lire 1 Jean 3:12). À l’évidence, il croit, comme beaucoup de gens aujourd’hui, qu’il suffit de donner l’impression d’être attaché à Dieu. Les actes de Caïn laissent rapidement paraître son absence de foi authentique et d’amour pour Dieu.

25, 26. a) Quel avertissement Jéhovah donne-​t-​il à Caïn ? b) Comment Caïn réagit-​il ?

25 Caïn cherche-​t-​il à tirer leçon de l’exemple de son frère quand il comprend qu’il n’a pas obtenu la faveur de Jéhovah ? Bien au contraire ! Il est dévoré par la haine. Jéhovah voit ce qui se passe dans le cœur de Caïn et, patiemment, il le fait raisonner. Il le prévient qu’il risque de commettre un péché grave et lui promet que, s’il change d’attitude, il y aura « élévation » pour lui, c’est-à-dire qu’il obtiendra son approbation (Gen. 4:6, 7).

26 Caïn ne tient pas compte de l’avertissement. Il invite plutôt son petit frère sans méfiance à l’accompagner aux champs. Il se jette alors sur lui et le tue (Gen. 4:8). Abel devient en quelque sorte la première victime de persécution religieuse. Sa vie s’achève, mais pas son histoire...

27. a) Pourquoi pouvons-​nous être sûrs qu’Abel sera ressuscité ? b) À quelle condition pourras-​tu faire la connaissance d’Abel ?

27 Figurément parlant, le sang d’Abel crie vers Jéhovah, il réclame vengeance. Jéhovah veille à ce que justice soit faite en punissant Caïn pour son meurtre (Gen. 4:9-12). Mais plus important, le récit concernant la foi d’Abel nous parle aujourd’hui. Abel n’a peut-être vécu qu’une centaine d’années. Une vie bien courte pour un humain de cette époque, mais une vie agréable à Dieu. Il est mort avec la conviction d’être aimé de son Père céleste et d’avoir son approbation (Héb. 11:4). Soyons certains que Jéhovah le garde en sécurité dans sa mémoire infinie, en attendant de le ressusciter sur une terre paradisiaque (Jean 5:28, 29). Feras-​tu sa connaissance dans le Paradis ? Tu le pourras si tu es déterminé à écouter Abel, qui « parle encore », et à imiter sa foi exemplaire.



Nous continuons à regarder l'impact de l'Esprit sur l'Église pendant le jour de la Pentecôte --- la première page de l'histoire de l'Église!  La chose intéressante à propos du livre des Actes - le seul compte rendu fiable du début de l'Église chrétienne - est que sur presque chaque page, le Saint-Esprit peut être vu à l'œuvre.  On a souvent dit que si vous supprimez le Saint-Esprit du livre des Actes, vous n'auriez plus rien.
 Regardez l'énorme puissance de l'Esprit dans le texte qui nous est présenté aujourd'hui: «Lorsque les gens ont entendu cela, ils ont été mis à cœur.»  La scène que vous observez dans le deuxième chapitre des Actes est presque l'opposé de celle que nous voyons dans nos églises aujourd'hui.  Nous sommes tellement habitués à entendre les évangélistes appeler les gens à être sauvés, mais voici les gens qui appellent l'évangéliste: "Que dois-je faire pour être sauvé?"  Telle est la puissance de la conviction du Saint-Esprit qu’ils sont «coupés au cœur». Oh, combien nous avons désespérément besoin de ce même type d’énergie qui traverse l’Église aujourd’hui.
 Cela soulève la question: supposons qu'aucun Saint-Esprit n'ait été donné le jour de la Pentecôte.  Quel genre de christianisme aurait dû affronter le monde?  Quatre évangiles sans chambre haute.  La bonne nouvelle se serait terminée avec le fait de la résurrection.  Mais la résurrection a été formidable, il était clair qu'il fallait autre chose pour pousser les gens à crier: «Que dois-je faire pour être sauvé?»  Cette «autre chose» était bien sûr le Saint-Esprit. A la Pentecôte, la même puissance qui a ressuscité Christ d'entre les morts - le Saint-Esprit - a ressuscité 3 000 d'entre les morts - 3 000 pécheurs qui étaient morts dans les offenses et les péchés. 

 Oh père, combien nous devrions avoir honte que, bien que le Saint-Esprit soit aussi disponible pour nous qu'il l'était pour l'Église primitive, nous ne semblons pas lui accorder la même liberté.  L'avons-nous piétiné ou enfermé?  Si c'est le cas, pardonnez-nous.  Et aidez-nous.  Au nom de Jesus.

LA FEMME DE CAÏN

Qui était Caïn?

Caïn était le premier enfant d'Adam et d'Ève enregistré dans les Écritures (Genèse 4:1). Lui et ses frères, Abel (Genèse 4:2) et Seth (Genèse 4:25) faisaient partie de la PREMIÈRE génération d'enfants nés sur cette terre. Bien que ces trois mâles soient mentionnés de manière précise, Adam et Ève eurent d'autres enfants.

Les frères et les sœurs de Caïn

Dans Genèse 5:4 se trouve une déclaration qui résume la vie d'Adam et d'Ève: "Les jours d'Adam, après la naissance de Seth, furent de huit cents ans; et il engendra des fils et des filles."

Au cours de leur vie, Adam et Ève eurent de nombreux enfants, mâles et femelles. En fait, l'historien juif Josephus écrivit que: "selon une vieille tradition le nombre des enfants d'Adam s'éleva à trente-trois fils et vingt-trois filles."7

La Bible ne nous révèle pas le nombre d'enfants nés d'Adam et d'Ève mais, si nous considérons leur longue durée de vie (Adam vécut 930 ans, Genèse 5:5), ça coule de source de suggérer qu'ils étaient nombreux! Il faut se rappeler le commandement de Dieu: "Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre," (Genèse 1:28).

La femme

Si nous partons uniquement des Écritures, sans s'adonner à des préjugés personnels et sans ajouter d'idées extrabibliques, alors, de retour au commencement, lorsqu'il n'y avait que la première génération, les frères devaient se marier avec leurs sœurs, ou les générations à venir n'auraient pas pu exister!

On ne nous révèle pas la date du mariage de Caïn, ni de plus amples détails sur les autres mariages et les autres enfants, mais nous pouvons dire de façon sûre que la femme de Caïn fut vraisem blablement sa sœur sinon l'une de ses proches parents.

OBJECTIONS

Les lois divines

Beaucoup de gens rejettent d'emblée la conclusion que les fils et les filles d'Adam et d'Ève se marièrent et font appel à la loi d'intermariage. Certains affirment qu'on ne doit pas épouser un de ses proches. Soit, mais en fait, si nous n'épousons pas quelqu'un qui nous soit apparenté, nous ne pourrions jamais nous marier avec un autre humain! Une femme est apparentée à son mari avant de l'épouser car TOUS les êtres humains descendent d'Adam et d'Ève, tous ont un seul sang. Cette loi interdisant le mariage entre proches parents n'est intervenue que du temps de Moïse (Lévitique 18:20). Le mariage était conçu uniquement pour un homme et une femme pour toute la durée de leur vie (selon Genèse 1 et 2), il n'y avait donc aucune désobéissance à la loi divine au départ (avant l'époque de Moïse) lorsque les proches pa-rents (même lorsqu'il s'agissait d'un frère ou d'une sœur) se mariaient entre eux.

Rappelez-vous qu'Abraham était marié avec sa demi-sœur (Genèse 20:12).8

Dieu interdit de telles unions,9 mais seulement quatre cents ans plus tard à l'époque de Moïse.

Les malformations biologiques

De nos jours la loi interdit aux frères et sœurs (ainsi qu'aux demi-frères et demi-sœurs) de se marier et d'avoir des enfants.

Maintenant, il est vrai que les enfants nés d'une union entre frère et sœur courent un plus grand risque d'être difformes. En fait, plus le couple est apparenté, plus le risque de malformation augmente. Il est facile pour le non initié de comprendre cela sans entrer dans les détails techniques.

Chacun de nous a hérité d'une série de gènes de notre père et de notre mère. Malheureusement, aujourd'hui les gènes contiennent beaucoup d'erreurs (à cause du Péché et de la Malédiction) qui se manifestent de façons différentes. Par exemple, des individus dissimulent qu'ils ont une oreille plus courte que l'autre en se laissant pousser les cheveux au-dessus des oreilles. Ou bien quelqu'un a le nez pas tout à fait au milieu du visage ou bien encore une personne peut avoir la mâchoire un peu de travers, et ainsi de suite. Soyons honnêtes, nous acceptons tous la convention sociale de nous traiter mutuellement comme si nous étions normaux.

Plus le degré de parenté est rapproché entre les deux individus, plus ils courent le risque d'avoir hérité les mêmes erreurs de leurs pa-rents. Par conséquent, il est probable qu'un frère et une sœur héritent d'erreurs semblables dans leur matériel génétique. Si ces individus s'accouplaient et avaient des enfants, ceux-ci hériteraient d'une série de gènes de chaque pa-rent. À cause de la probabilité d'erreurs dans les gènes et du fait que ces erreurs s'associent par paires, il en résulte que les enfants auront des malformations.

Inversement, plus les parents sont éloignés, plus il est probable qu'ils possèderont des erreurs différentes dans leurs gènes. Les enfants qui héritent d'une série de gènes de chaque parent hériteront probablement des paires de gènes contenant seulement un mauvais gène dans chaque paire. Le gène sain a tendance à neutraliser le mauvais gène de façon à ne pas entraîner une malformation (une qui soit sérieuse, en tout cas). Au lieu d'avoir les oreilles complètement déformées, quelqu'un peut simplement les avoir de travers. (Dans l'ensemble, le genre humain est en train de dégénérer lentement au fur et à mesure que les erreurs s'accumulent dans chaque génération suivante).

Toutefois, ce fait de la vie actuelle ne s'appliquait pas à Adam et à Ève. Lorsque Dieu créa les deux premiers humains, ils étaient parfaits. Tout ce que Dieu créa était “très bon” (Genèse 1:31). Cela signifie que leurs gènes étaient parfaits, sans aucune erreur ! Mais lorsque le péché s'infiltra dans le monde (à cause d'Adam, Genèse 3:6), Dieu maudit le monde de façon à ce que la création, parfaite jusqu'alors, se mit à dégénérer, c'est-à-dire à être sujette à la mort et à la décomposition (Romains 8:22). Sur une longue période, cette dégénérescence aurait causé toutes sortes d'erreurs dans le matériel génétique des organismes humains.

Mais Caïn faisait partie de la première génération à avoir vu le jour. Il n'aurait reçu aucun gène imparfait d'Adam et d'Ève, (comme ses frères et sœurs d'ailleurs), puisque les effets du Péché et de la Malédiction ne se seraient pas autant fait sentir tout au début. Dans ce cas-là, le frère et la sœur auraient pu se marier (à condition qu'ils restent monogames ce qui, d'ailleurs, est normal dans le mariage, [Matthieu 4:6]) sans risque de produire des descendants difformes.

Quand on arrive au temps de Moïse, (environ 2.500 ans plus tard) les erreurs dégénératives se seraient accumulées à tel point dans la race humaine que Dieu établit des lois interdisant le mariage entre frères et sœurs (et les parents proches) (Lévitique 18:1-20).10

(En plus, la terre était assez bien peuplée à ce moment-là, et il n'y avait donc aucune raison pour que de proches parents se marient).

En tout, il semble qu'il y ait trois raisons étroitement liées pour l'introduction des lois interdisant l'intermariage :
1. Comme nous en avons déjà discuté, le besoin de protection contre le potentiel grandissant de naissances de descendants difformes se fit sentir.
2. Les lois divines ont contribué à maintenir la force et la santé de la nation juive et à la garder dans les limites du dessein de Dieu.
3. Ces lois étaient conçues pour la protection de l'individu, de la structure familiale et de l'ensemble de la société. On ne doit pas non plus minimiser les traumatismes psychologiques causés par les relations incestueuses.

Caïn au pays de Nod

Certains soutiennent que le passage dans Genèse 4:16-17 signifie que Caïn partit pour le pays de Nod et qu'il y trouva une femme. Ils concluent ainsi qu'il devait y avoir une autre race d'humains sur la terre, ancêtres de la femme de Caïn, non descendus d'Adam.

Puis, Caïn s'éloigna de la face de l'Éternel, et habita dans la terre de Nod, à l'orient d'Éden. Caïn connut sa femme; elle conçut, et enfanta Hénoc. Il bâtit ensuite une ville, et il donna à cette ville le nom de son fils Hénoc.

D'après la discussion ci-dessus, il est clair que TOUS les humains, y compris la femme de Caïn sont les descendants d'Adam. Cependant, ce passage NE dit PAS que Caïn s'en alla au pays de Nod et qu'il y trouva une femme. Dans un commentaire sur ce texte, Jean Calvin déclare: "D'après le contexte, on peut déduire que Caïn s'était marié avant de tuer son frère; sinon Moïse aurait, à ce moment-là, relaté quelque chose à propos de son mariage."11

Caïn était marié avant son voyage dans la contrée de Nod. Il ne fit pas la connaissance de sa femme là-bas, mais plutôt il la “connut” (dans le sens qu'il eut des relations sexuelles avec elle).12

Cain kills Abel. Click here for the story. (Illustration copyrighted).

De qui Caïn avait-il peur?

(Genèse 4:14)

Certaines personnes affirment que de nombreux habitants autres que les descendants d'Adam et d'Ève devaient peupler la terre, sinon Caïn n'aurait pas eu peur des hommes qui voulaient sa mort à cause du meurtre d'Abel.

Premièrement, on pourrait comprendre que, si quelqu'un voulait faire du tort à Caïn parce qu'il tua son frère, il aurait probablement été un proche parent d'Abel. Deuxièmement, Caïn et Abel étaient nés un bon bout de temps avant la mort d'Abel. Genèse 4:3 indique:

Au bout de quelque temps Caïn fit à l'Éternel une offrande des fruits de la terre.

Remarquez la phrase "au bout de quelque temps." Nous savons que Seth naquit lorsqu'Adam avait 130 ans (Genèse 5:4), et qu'Ève le considéra comme le " remplaçant " d'Abel (Genèse 5:25). Donc, 100 ans auraient pu passer entre la naissance de Caïn et la mort d'Abel donnant suffisamment de temps aux autres enfants d'Adam et d'Ève pour se marier et pour avoir des enfants. Avant que Caïn ne tue Abel, Adam et Ève auraient pu avoir un nombre considérable de descendants se montant à plusieurs générations.

D'où provint la technologie?

Plusieurs disent que le déplacement de Caïn à la contrée de Nod et la construction d'une ville auraient nécessité une technologie avancée qui devait déjà exister dans le pays, sans doute développée par d'autres “races”.

Les descendants d'Adam et d'Ève étaient très intelligents. On nous rapporte que Jubal fit des instruments de musique tels que la harpe et le chalumeau, ancêtre de la clarinette (Genèse 4:21) et que Toubal-Caïn forgeait le bronze et le fer (Genèse 4:22).

À cause de l'intense endoctrinement évolutionniste, beaucoup de gens aujourd'hui pensent que leur génération est la plus avancée que cette planète ait connue. Ce n'est pas parce que nous avons des avions à réaction et des ordinateurs que nous sommes forcément plus intelligents ou plus avancés. Notre technologie est vraiment le résultat de l'accumulation des connaissances.

Il faut se rappeler que nos cerveaux souffrent (depuis Adam) de 6.000 ans de Malédiction. Comparés à de nombreuses générations précédentes, nous avons considérablement dégénéré. Peut-être sommes-nous loin d'atteindre le niveau d'intelligence ou d'ingéniosité des enfants d'Adam et d'Ève. La Bible nous donne un aperçu de ce qui semble être une technologie de pointe presque depuis le début.

Caïn possédait les connaissances et la capacité pour construire une ville!

Pour plus d'informations consulter ce site:

CHRISTIAN ANSWERS.

Au mois de Nisan, dans la vingtième année du roi Artaxerxès, quand du vin lui fut apporté, je (Néhémie) pris le vin et le donnai au roi.  Je n'avais pas été triste en sa présence auparavant, alors le roi m'a demandé: «Pourquoi ton visage a-t-il l'air si triste quand tu n'es pas malade?  Cela ne peut être que de la tristesse de cœur. »

 J'avais très peur, mais j'ai dit au roi: «Que le roi vive pour toujours!  Pourquoi mon visage ne devrait-il pas avoir l'air triste alors que la ville où mes ancêtres sont enterrés est en ruine et que ses portes ont été détruites par le feu? »  - Néhémie 2: 1-3

 Malgré son chagrin, Néhémie vaquait à ses occupations quotidiennes.  Il a effectué toutes les tâches attendues de lui.  Mais la tristesse n'est pas facile à cacher.  Le roi a vu la tristesse sur le visage de Néhémie et l'a correctement nommée quand il a dit: "Cela ne peut être que de la tristesse de cœur."

 Bien que nous ne puissions pas pleurer à chaque instant de nos journées, nos cœurs peuvent toujours être tristes.  Nous pouvons faire tout ce qui nous est demandé.  Les tâches quotidiennes et la routine peuvent nous distraire de notre douleur et nous aider en nous donnant un but.  Mais les devoirs et les distractions ne peuvent être utiles que s'ils laissent le temps de pleurer.

 Les gens qui vous connaissent bien peuvent reconnaître une «tristesse de cœur» sur votre visage.  Ceux qui comprennent la nécessité de reconnaître les sentiments et de les traiter vous donneront la liberté de le faire.  Certaines personnes bien intentionnées qui se soucient de vous peuvent penser que cacher votre chagrin serait mieux pour vous.  Certains d'entre eux peuvent le faire parce qu'ils ne sont pas à l'aise avec leur propre chagrin.

 La tristesse est normale.  Aller trop vite et prétendre que vous ne faites pas de mal n'est pas sain.  Reprendre votre routine régulière et ne pas vous précipiter pour essayer de nouvelles choses peut vous aider.  Soyez honnête;  admettez les moments où vous avez de la tristesse de cœur.

 • Comme Néhémie, vous pouvez avoir l'air triste pendant que vous reprenez votre routine habituelle.  Vous n'êtes peut-être pas physiquement malade, mais vous avez une tristesse de cœur.  Que ressentez-vous à l'intérieur?

 • Néhémie n’a pas pu cacher sa tristesse au roi.  Êtes-vous inquiet de la façon dont les autres vous perçoivent?  Avez-vous peur de leur paraître faible?  Explique.

 • Vous avez peut-être recommencé à accomplir ce qui vous est demandé dans la vie quotidienne.  Vous donnez-vous suffisamment de repos?  Ou évitez-vous le repos parce que vous ne voulez pas penser à votre tristesse?  Décrivez vos actions.

 Entendre la voix de l'espérance de Dieu

 Notre ennemi, le diable, ne veut pas que vous ayez de l’espoir.  La conseillère chrétienne Sandra D. Wilson offre son aide pour entendre la voix de l'espérance de Dieu au-dessus de toutes les autres voix.  Les directives suivantes sont basées sur son livre Into Abba’s Arms: Finding the Acceptance You’s Always Wanted et sur le livre de Peter Lord Hearing God.

 • Dieu nous appelle et nous courtise avec la voix douce d'un berger qui conduit ses brebis.  Comme un loup vorace, Satan cherche à faire paniquer les moutons.  Il menace, réclame et intimide.
 • La voix du Seigneur est calme et intérieure.  La voix de Satan est intrusive.
 • Dieu parle toujours d'une manière qui s'aligne sur les grands principes de l'Écriture et ses attributs révélés.
 • La voix de Dieu dégouline de miséricorde et de grâce envers nous et envers les autres.  Il ne condamne pas notre valeur personnelle.
 • La voix de Dieu est fondée sur la vérité et l’espérance.
 • Nous recevons de l'espoir lorsque Dieu nous parle.  La voix de Satan parle de désespoir désespéré.

 Même au milieu de terribles souffrances et pertes, la voix de Dieu offre avec amour de l’espoir.  Dieu a des plans pour l'espérance et votre avenir.  Faites un pas à la fois.  Tenez fermement la rampe de l'espoir, même lorsque vous ne pouvez pas la voir.

 Prière

 Seigneur Dieu, tu reconnais ma tristesse pour ce que c'est.  Je sais que je n'ai pas à avoir peur de te dire que tu veux que je te le dise.  Je ne vois pas l'avenir, mais vous le pouvez.  Je vous remercie.  Amen.

La Bible décrit le merveilleux jardin d'Eden comme un lieu historique, essentiel pour comprendre les intentions de Dieu pour la création, notre rôle dans le monde et l'espoir d'une bénédiction éternelle.  Par ses paroles et ses actes, Dieu a révélé en Eden, à la fois son amour et sa justice envers l'humanité.  Premièrement, il y avait la paix et la générosité;  puis il y a eu le jugement et une promesse de restauration - le tout sous la souveraineté et la providence du Seigneur.

 Où était le jardin biblique d'Eden?

 Dans Genèse 2, nous apprenons que Dieu a placé Adam et Eve en Éden, qu'il avait planté près de la Mésopotamie, la terre entre le Tigre et l'Euphrate.  Cette zone correspond aujourd'hui en grande partie à l'Irak moderne ainsi qu'à des sections de la Syrie, de la Turquie et de l'Iran.

 Adam et Eve ont été chargés d'exercer la domination sur d'autres êtres créés, en fait, les administrateurs de la création.

 Dieu les a bénis et leur a dit: «Soyez féconds et augmentez en nombre;  remplissez la terre et soumettez-la.  Régnez sur les poissons dans la mer et les oiseaux dans le ciel et sur toutes les créatures vivantes qui se déplacent sur le sol. »  (Genèse 1:28)

 Leur activité était joyeuse, pas un fardeau.  Le jardin était beau et abondant, contenant «des arbres agréables à l'œil et bons à manger» (Genèse 2: 9).  Ce premier couple humain s'aimait, communiait avec le Dieu vivant dans la fraîcheur rafraîchissante du jardin et entretenait la terre que Dieu avait créée.  Ils jouissaient d'une union «à chair unique» et obéissaient au commandement de Dieu de se multiplier, de reconstituer la terre et de la maîtriser (Genèse 1: 27-28; Genèse 2:24).  Eden était vraiment idyllique.  Jusqu'à …

 L'arbre infâme

 Lorsque Dieu a placé Adam et Eve dans le jardin d'Eden, il ne leur a donné qu'une seule interdiction - ils étaient autorisés à manger de n'importe quel arbre du jardin, à l'exception de «l'arbre de la connaissance du bien et du mal».  Accompagnant l'interdiction était un avertissement: le Seigneur a déclaré qu'Adam et Ève mourraient sûrement en mangeant de l'arbre (Genèse 2:17).

 Pourtant, le serpent (Satan) est venu vers la femme, la tentant de désobéir à son Créateur aimant, de manger le fruit et de le donner à son mari.  Il a appelé Dieu un menteur, a dit à Eve qu'elle ne mourrait pas si elle mangeait du fruit et a insisté sur le fait que Dieu voulait seulement empêcher le couple d'avoir des connaissances qui les aideraient à devenir comme lui (Genèse 3: 5).

 Malheureusement, Eve et Adam qui était avec elle ont mangé de l'arbre.  Ils ont rompu leur communion en faisant la seule chose que Dieu leur a dit de ne pas faire: manger des fruits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.  Loin d'être une sorte d'illumination étonnante, la connaissance du mal a entraîné la honte, l'aliénation, la douleur et la terreur.  Le premier couple s'est rendu compte qu'ils étaient nus et a essayé de se vêtir de feuilles de fi g.  Ils se sont cachés de Dieu - un renversement déchirant de leurs relations et communions antérieures avec le Seigneur.

 Dans cet acte, la «chute», l'humanité est morte d'une mort spirituelle.  Dieu a rendu des jugements sévères aux êtres humains.  La femme souffrirait de douleurs lors de la procréation et ce conflit caractériserait désormais sa relation avec son mari.  Et pour l'homme, la terre elle-même était maudite et résisterait à ses tentatives de la cultiver et de la contrôler.  Les animaux étaient maudits.  Et Dieu a dit au serpent, Satan, qu'il serait personnellement vaincu par un futur descendant de la femme.  Le Seigneur a chassé Adam et Eve du jardin d'Eden et les a empêchés de rentrer.

Notre envie de revenir à Eden

 Eden montre la profondeur de la bonté de Dieu et l'énormité de la calamité humaine.  Dans ce jardin, Adam et Ève avaient tout ce dont ils avaient besoin mais, égoïstement, ils en voulaient plus.  Ils ont échangé leur rêve vivant contre un cauchemar, et une grande partie de leur chagrin résidait dans le rappel de ce dont ils jouissaient autrefois.  Pourtant, sans un aperçu d'Eden, l'humanité ne peut pas pleinement comprendre les riches dispositions et la communion que Dieu promet à ceux qui se tournent vers Lui dans le repentir et la foi.

 Le Christ est venu sur terre pour renverser - voire effacer - l'aliénation causée par la chute.  Dans Ésaïe 7:14, Dieu a déclaré que Jésus serait appelé «Emmanuel», ce qui signifie «Dieu avec nous», et ainsi le Seigneur a annoncé une nouvelle ère de retrouvailles.  Le Nouveau Testament parle souvent de la réconciliation qui résulte de la mort du Christ sur la croix, qui a payé la pénalité pour le péché humain (par exemple Romains 5:10).

 Dans le livre de l'Apocalypse, la Bible place une rivière et des arbres fruitiers avec des feuilles guérissantes au milieu de la ville sainte (Apocalypse 22: 2).  C'est le destin de ceux rachetés en Jésus où l'humanité connaîtra à nouveau l'abondance, la sécurité et l'intimité avec leur Créateur.

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